Lana Rhoades, ex-star du porno : « Les films X devraient être illégaux »
Ancienne figure emblématique de l’industrie pornographique américaine, Lana Rhoades prend aujourd’hui publiquement ses distances avec un milieu qu’elle qualifie de toxique.

Ralph-Olivier Crepsac
16 déc. 2025
Ancienne figure emblématique de l’industrie pornographique américaine, Lana Rhoades prend aujourd’hui publiquement ses distances avec un milieu qu’elle qualifie de toxique. À 27 ans, elle réclame la suppression de centaines de vidéos tournées alors qu’elle n’avait que 19 ans et remet en cause l’existence même des films pornographiques. Un témoignage qui relance le débat sur les dérives d’une industrie encore peu régulée.
Connue mondialement pour sa carrière fulgurante dans le cinéma pour adultes, Lana Rhoades renie désormais une période de sa vie qu’elle dit avoir subie plus que choisie. Retirée de l’industrie depuis 2018, elle affirme aujourd’hui que « les films X devraient être illégaux », dénonçant un système qu’elle estime destructeur, en particulier pour les jeunes femmes.
« Une décision prise à 19 ans »
Entrée dans le milieu à seulement 19 ans, Lana Rhoades décrit une époque marquée par la précarité financière et une grande vulnérabilité personnelle. Elle explique avoir pris cette décision sans mesurer pleinement les conséquences à long terme, ni bénéficier d’un encadrement adéquat.
« C’est fou de prendre une décision à 19 ans et de devenir mondialement connue sans l’avoir voulu », confie-t-elle.
Selon elle, la notoriété instantanée a figé son image publique de manière irréversible, compliquant toute tentative de reconstruction identitaire après sa retraite.
Une industrie jugée nocive et mal encadrée
Dans plusieurs prises de parole, l’ancienne actrice critique ouvertement les pratiques internes de l’industrie pornographique. Elle dénonce un manque de régulation, des pressions constantes pour multiplier les tournages, ainsi qu’une absence de contrôle réel sur la diffusion des contenus.
Elle affirme que le public n’aperçoit qu’une façade idéalisée, loin de la réalité vécue par de nombreux acteurs et actrices :
« Les gens ne voient pas ce qui se passe réellement en coulisses », explique-t-elle, qualifiant l’environnement de « nocif et destructeur ».
Une orientation personnelle revendiquée : l’asexualité
Autre révélation marquante : Lana Rhoades affirme n’avoir jamais ressenti d’attirance sexuelle, se définissant comme asexuelle depuis toujours.
« Je n’aime pas les relations intimes et je ne trouve pas les gens attirants », déclare-t-elle.
Elle précise ainsi que son engagement dans le porno relevait davantage d’une nécessité économique que d’un choix en accord avec sa personnalité ou ses désirs.
Supprimer un passé numérique devenu envahissant
Au cœur de ses revendications figure la suppression de plus de 400 vidéos toujours accessibles en ligne. Lana Rhoades indique avoir entrepris des démarches pour faire retirer ces contenus, sans toutefois en maîtriser totalement le processus.
La multiplication des plateformes, la revente des droits et l’absence de contrôle juridique sur certaines diffusions rendent cette suppression extrêmement complexe. Devenue mère, elle insiste sur la nécessité de protéger son fils d’un héritage numérique qu’elle juge désormais lourd et envahissant.
Une reconversion et un discours militant
Depuis sa retraite, Lana Rhoades s’est reconvertie dans plusieurs activités : podcasts, collaborations avec des marques sur les réseaux sociaux et gestion de sa propre ligne de vêtements et de lingerie, Lana’s Closet.
Elle utilise désormais sa notoriété pour alerter sur les réalités de l’industrie pornographique, espérant que son parcours serve d’avertissement aux jeunes attirés par ce milieu sans en mesurer les conséquences psychologiques, sociales et durables.
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